Dans une salle en live, cinq à dix pour cent des présents écrivent dans le chat. Un setter qui fixe ce chat en attendant d'y repérer un signal rate tout le reste. Le cockpit remplace ça par trois panneaux : le chat public, le centre de notifications, la messagerie privée. Chaque message s'étiquette tout seul, chaque lead chaud remonte au bon moment, et le setter garde la main sur ce qu'il écrit.
Un setter n'a pas le temps d'analyser pendant un live. Il ouvre une liste déjà classée, mise à jour toutes les quinze à trente secondes par une IA qui tourne derrière lui. Elle lit les messages publics, les messages privés, le temps de connexion, les clics sur l'offre, les réponses aux sondages, les formulaires et les quiz. Chaque participant porte un score qui bouge en direct. Le setter n'ouvre jamais ce score à la main. Il descend la liste, du plus chaud au reste.
Le rôle a un nom : Modérateur-Setter. Jamais closer, le terme a été abandonné. Pendant que l'animateur déroule son pitch à toute la salle, le setter travaille chaque lead chaud en message privé, un par un, jusqu'au rendez-vous. La diffusion de masse d'un live, avec l'ultra personnalisation d'un appel.
À gauche, le chat public. À droite, la messagerie privée avec le participant ouvert. Au milieu, le centre de notifications, et c'est là que se passe la vraie journée de travail. Fini l'aller-retour entre le public et le privé en espérant ne rien rater. Le setter descend une liste d'actions déjà classées, avec un niveau d'urgence supérieur pour ce qui doit partir tout de suite.
Chaque notification arrive avec l'information, le contexte du lead et l'action suggérée. Voilà ce qui tombe aujourd'hui dans le centre :
Sur un lead chaud qui vient de partir, la notification propose un lien WhatsApp en un clic, pour le rattraper hors de l'application. Le paiement, lui, se fait sur l'outil du client, hors du live. Mais chaque pas du parcours d'achat revient dans le cockpit : à la seconde où quelqu'un se bloque sur une étape, le setter le sait, à lui de décider quoi écrire.
Chaque notification porte quatre actions : répondre en privé, répondre en public, marquer traité, ignorer. Le couple traité et ignoré n'est pas décoratif, il entraîne les modèles et affine ce qui remontera ensuite. Un point ne bouge pas : la machine détecte et propose, le setter écrit lui-même son message. Aucun envoi automatique à sa place.
Chaque message du chat public est étiqueté à la volée : objection prix, question, intention d'achat, hésitation, spam. Sur une salle qui écrit vite, le setter trie d'un coup d'œil au lieu de lire ligne par ligne. Il voit ce qui mérite une réponse publique, ce qui mérite un message privé, et ce qui ne mérite rien.
Le spam se traite au shadowban : le perturbateur continue d'écrire en croyant être visible, plus personne ne le lit.
Avant d'ouvrir une conversation privée, le setter ouvre la fiche du participant. Elle porte la timeline horodatée de tout ce qu'il a fait depuis le début du live : ce qu'il a écrit, ce qu'il a répondu aux sondages, ce sur quoi il a cliqué, quand il est parti si c'est le cas. Le setter tape son premier message en sachant déjà à qui il parle. Il ne part pas de zéro.
Le ratio conseillé : un setter pour trois cents à cinq cents inscrits. Sur les gros volumes, plusieurs setters travaillent en parallèle et les notifications sont routées entre eux, sans qu'un même lead soit traité deux fois.
On regarde ton format, tes volumes, et ce que l'outil changerait chez toi. Zéro engagement.